
Ce dernier écrivait, le 5 février dernier, au sujet du plaignant : « [...] une faillite à Lausanne, un emploi de subalterne à Marseille, c'est un peu court comme références. D'autant que des leçons phocéennes, il ne semble avoir retenu que le plus nauséeux : faire du commerce d'abord, du foot, éventuellement, après. » Tel est donc le passage incriminé, sur lequel le tribunal de Nantes entendait les deux parties concernées.
Ce site, « indépendant et non officiel », comme le précise Frédéric Porcher, 44 ans, seul prévenu présent à l'audience, abrite d'ailleurs toujours l'article visé. « 2 000 visiteurs », estime-t-il, viennent chaque jour le visiter. En outre, les couleurs du club, jaune et vert, y sont reprises.
Christian Larièpe vient dire à la barre : « Entre la critique et la diffamation, il y a quelques barrières à ne pas franchir. » Au sujet de ses missions à l'OM ¯ entraîneur de l'équipe réserve et en charge de la post-formation ¯, l'actuel directeur technique du FC Nantes déclare, fièrement : « Je souhaite à tout le monde mon emploi de « subalterne » à Marseille. » Pour l'avocat de la défense, Me Yann Choucq, Christian Larièpe n'était « pas officier général, mais subalterne » à l'OM, arrivant au « 7e rang hiérarchique dans le staff technique ».
S'agissant de la faillite du club de Lausanne, il y a quelques années, où Christian Larièpe a officié comme directeur sportif, l'avocate de celui-ci, Me Muriel Le Fustec, assure que « la faillite financière ne peut être imputée à M. Larièpe ». Me Choucq lui rétorque, très offensif : « Il négociait les transferts. Il a contribué à la faillite du club de Lausanne. »
Le troisième et dernier écrit, jugé diffamatoire par le salarié du FC Nantes, concerne donc la primauté que celui-ci, selon le journaliste, semble donner au commerce des joueurs, oubliant « la beauté de leur jeu », dixit Me Choucq. Christian Larièpe, plus tôt, certifiait : « Il n'y a qu'une finalité : la réussite du joueur [...] »
Et il n'y a, pour l'instant, qu'une certitude après ce procès « disputé » : le jugement tombera le 12 juin.
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