Pressenti pour devenir manager général du FC Nantes la
saison prochaine, Henri Michel a décliné la proposition du président Kita. Lequel n'a pas abandonné sa quête...
Entre vouloir et pouvoir, il y a un monde. Le FC Nantes l'a appris à ses dépens en ce début de semaine. Alors qu'il croyait dur comme fer enrôler
Henri Michel (60 ans), l'octuple champion de France a reçu, en retour, une réponse négative de l'ex-capitaine emblématique des Canaris.
«Les conditions n'étaient pas réunies, justifie l'ancien sélectionneur de la Côte d'Ivoire et du Maroc. Pour tout dire, je ne sens pas le
truc! C'est un peu une question de feeling.»
À l'écouter, les discussions - qui se sont finalement déroulées lundi soir dans un restaurant parisien - ont achoppé sur deux points essentiels : le volet financier et l'aspect sportif.
« Un monde entre leur proposition et mes attentes »
«Sur un plan financier, révèle l'intéressé, il y avait un monde entre leur proposition (environ 500 000 euros annuels, N.D.L.R) et
mes attentes (1,5 M €, N.D.LR). C'est une chance qui n'est pas donnée à tout le monde mais je peux me permettre de refuser une offre car les conditions ne sont pas réunies.»
Le quadruple champion de France nantais, basé aujourd'hui entre Beyrouth (Liban) et Paris, s'explique également sur le côté purement sportif. «Je me
voyais très mal parachuté au dernier moment au-dessus des deux entraîneurs (Michel Der Zakarian et Baptiste Gentili). C'était délicat pour moi car je connais très bien Michel. À partir
du moment où ils ont fait monter l'équipe... Enfin, le poste proposé m'éloignait quelque peu du terrain, ce qui ne me correspond pas.»
En résumé, Henri Michel, pas mécontent toutefois d'avoir pour la première fois reçu des propositions concrètes du club de son coeur, voulait devenir entraîneur.
Et non manager.
Kita : « On n'est pas à un mois près »
Devant ce refus, Waldemar Kita se montre philosophe. «C'est une déception. C'est un homme que j'apprécie. Il est habitué à un certain train de vie. Je
le comprends très bien.»
Persévérant, tenace, le président nantais, très sollicité pour ce nouveau poste dans l'organigramme, n'a pour autant pas abdiqué.
«Je vais voir comment m'organiser et réfléchir. Je n'ai pas dit mon dernier mot. Maintenant, conclut-il, on n'est pas à un mois près. Il ne
faut pas précipiter les choses. Il ne faut pas s'affoler.»
Jean-Yves Queignec
Presse-Océan
Henri Michel
Milieu Taille: 1.75m.
Poids: 68.00kg. Nationalité:France
Né le: 29/10/1947 sur à Aix-en-Provence
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