
Très détendues, les jeunes filles sont conscientes de vivre « une rentrée très différente des
autres ». Charlotte originaire de Couëron ne voulait pas faire sa rentrée ailleurs : « Les autres collèges Diwan, comme celui de Vannes, sont bien trop grands
pour moi. J'aurais tout le temps peur de me perdre. Ici, tout est regroupé dans une seule salle. »
Les neuf élèves du collège vont aussi vivre à un rythme un peu particulier : ils seront en semi-internat, ils dormiront sur place le lundi soir et le jeudi soir.
Une solution alternative à l'internat complet qui permet une immersion dans la langue bretonne au quotidien, du petit-déjeuner aux
devoirs du soir, sans couper le lien avec la famille et les activités extra-scolaires. Azénor apprécie, par exemple, de pouvoir continuer la flûte le mercredi après-midi :
« Mais dormir à l'école entre copines, c'est super, on va pouvoir discuter. »
Des effectifs réduits
Élèves en école primaire Diwan, les trois filles parlent le breton à la maison avec leurs parents ou
grands-parents.
Plus que la langue, elles apprécient les effectifs réduits et la proximité avec leurs professeurs. Cette année, l'équipe pédagogique est composée de cinq personnes pour neuf élèves :
« La qualité de l'enseignement est l'une des forces de l'école Diwan, souligne Yannick Guillanton président de l'association de gestion du collège et papa d'un élève de
6e.
C'est un système qui a fait ses preuves dans le domaine scolaire, avec une réussite de 95 % au baccalauréat général. L'école Diwan permet de rester proche de la culture bretonne
tout en s'ouvrant aux autres langues et en suivant le programme de l'Education nationale. »
Le collège Diwan 44 dépend du centre culturel breton Yezhoù ha Sevenadur qui a financé les travaux et l'héberge dans ses locaux.
Le bâtiment comprend un centre de documentation bretonne accessible à tous, des locaux associatifs et les salles dédiés au collège qui occupent tout le premier étage du bâtiment.
Des parents acteurs
L'association de gestion du collège, prévoit d'ouvrir une nouvelle classe de niveau supérieure chaque année.
Si le projet est porté par quatre associations de culture bretonne, « il n'aurait pu voir le jour sans l'investissement des parents des futurs élèves, note Yannick
Guillanton, président de l'association de gestion du collège. Beaucoup de parents sont intéressés par ce projet, où ils peuvent être acteur dans la scolarité de leur
enfant. »
Julie Charrier
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